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en friche

pépinière collective

Présentation de l’idée

L’idée de ce projet est simple: semer, planter et multiplier arbres, arbustes et vivaces dans un espace privé ou public, sans but lucratif, pour le plaisir de favoriser la biodiversité. Il n’est pas nécessaire d’avoir un terrain pour y participer.

Les portes-graines se font rares et les conditions climatiques changent. A notre sens, semer et planter est une affaire qui nécessite l’expérience et la puissance de chacun. Au travers de rencontres (!), les échanges d’expériences et de graines ou de boutures devraient permettre un entraînement  et un apprentissage collectif. 

  1. Créer des savoirs situés dans le temps et dans un lieu

A Faverdines, nous arpentons les corridors animaliers et autres lisières humaines à la cueillette de glands pour notre production. La fébrilité est à son comble car une pépinière naît déjà ici et là animée par les éléments naturels et le monde animal. Les animaux eux, libres, sauf jours de chasse, sont bien plus efficaces que nous à la multiplication et les végétaux ne nous demandent pas d’attestation pour transporter leur graines. L’enjeu est de taille car la difficulté de reboisement, par la simple volonté humaine, est réelle depuis quelques années. Pour cette raison, comprendre le fonctionnement de la friche, comme écosystème en constante évolution, nous apparaît être une « activité essentielle ». Ainsi de nombreuses graines nous font de l’oeil soit parce qu’elle semblent équipées pour pousser dans les conditions actuelles, soit parce que les végétaux sont simplement remarquables.

2. Soyons des porte-graines

Depuis cinq ans nous observons la friche, dont le sol, fragile, globalement sableux sur argile, est particulièrement sensible à la chaleur et à la sécheresse. 

Pour lutter contre le réchauffement climatique, et capturer du CO2, il faut planter des arbres, dit-on. Ce que nous avons fait. Fruitiers de pépiniéristes bios, variétés anciennes voire exotiques, jeunes plants forestiers, fixateurs d’azote… Opération coûteuse, gourmande en plastique (emballages, manchons de protection contre les chevreuils), et en eau. Pour un résultat de moins en moins probant, le climat s’avérant, année après année, toujours plus chaud et plus aride. 

Mais la friche vit sa vie. Vaille que vaille elle continue, sans manchon ni irrigation, à faire surgir arbres et arbustes, chênes pédonculés, merisiers, alisiers, sureaux, prunelliers, aubépines, églantiers, fusains, cornouillers sanguins, noyers, noisetiers, troènes, ronce ; animation aléatoire de tout un paysage, en forme de défi aux plantations rectilignes, aux découpages parcellaires, aux aménagements humains. La friche réinvente une nouvelle forme de bocage (« rappelons que le terme boschage en ancien français issu du bas latin boscus, et du normand dans sa forme actuelle de bo(s)cage, signifiait « petit bois »… », Revue Jardins N° 2, 2011). 

Alors : agir, ou non agir ? Dans le doute, abstiens-toi ! La régénération naturelle est sans doute la meilleure option pour reboiser des parcelles. À condition qu’il existe encore, à proximité,  des porte-graines. 

Soyons des porte-graines. Collectons ici et là, et même ailleurs, car rien ne nous empêche de tenter d’implanter des essences non autochtones, rustiques, nourricières… Semons, échangeons, disséminons, discutons…

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